Création de logos : comment les biais cognitifs influencent vos choix graphiques
Pas le temps
En Bref
La création d’un logo est influencée par des biais cognitifs qui orientent nos choix visuels, parfois sans que nous en ayons conscience. Des phénomènes comme le biais de confirmation, l’ancrage ou l’effet de familiarité peuvent limiter l’exploration d’idées originales. Pour obtenir un logo plus pertinent et distinctif, il est donc crucial de reconnaître ces biais, de varier les sources d’inspiration, de confronter différents points de vue et d’oser sortir des codes établis. Ainsi, vous concevrez une identité visuelle à la fois singulière, cohérente et durable.
Les biais cognitifs en création de logos sont souvent sous-estimés, alors même qu’ils influencent subtilement nos décisions. En effet, qu’il s’agisse du designer, du client ou du public, chacun peut être affecté par des mécanismes psychologiques qui orientent, parfois sans le vouloir, la sélection d’une idée. Dans cet article, nous verrons comment ces biais se manifestent, comment les repérer et surtout comment s’en affranchir pour concevoir une identité visuelle plus pertinente, originale et durable.
Les principaux biais cognitifs en création de logos
1. Le biais de confirmation
Le biais de confirmation se produit lorsqu’un designer ou un client a déjà une idée préconçue du résultat souhaité. Par exemple, une entreprise convaincue que son logo doit impérativement comporter une typographie manuscrite ou des tons pastels aura tendance à privilégier les pistes validant cette hypothèse.
Comment y remédier ?
Tout d’abord, variez vos sources d’inspiration et organisez des séances de critique constructive avec des parties prenantes aux points de vue différents. De plus, soyez prêt à challenger vos convictions initiales. Ainsi, vous réduirez l’impact de ce biais.
2. Le biais d’ancrage
L’ancrage se produit lorsque la première idée ou le premier croquis sert de référence implicite. Par conséquent, toutes les propositions suivantes se verront comparées à cette « ancre », limitant les explorations réellement différentes.
Comment le contrer ?
Dès le début, réalisez un large éventail d’explorations sans vous attacher trop tôt à une seule piste. Par ailleurs, présentez plusieurs concepts simultanément, sans les classer, afin de juger chaque proposition sur ses seuls mérites.
3. Le biais de familiarité (effet d’exposition)
Naturellement, nous préférons ce que nous connaissons déjà. Ainsi, en création de logos, le recours à des codes visuels répandus et rassurants prédomine souvent, au détriment de l’originalité. De ce fait, le résultat peut manquer de singularité.
Comment l’éviter ?
Pour commencer, expérimentez avec des palettes, des formes et des styles moins conventionnels. De plus, organisez des ateliers d’idéation où chaque participant propose une piste complètement différente de la précédente. Ainsi, vous élargissez votre champ créatif.
4. L’effet de halo
Lorsque l’on prend une marque appréciée comme référence, il est aisé de survaloriser un style similaire. Inversement, une marque mal perçue engendre un préjugé négatif envers un concept pourtant pertinent.
Comment y faire face ?
D’abord, évaluez chaque idée sur des critères objectifs (lisibilité, adaptabilité, cohérence, originalité). Ensuite, testez vos pistes auprès de personnes sans connaissance de vos références. Ainsi, vous obtenez un regard plus neutre et impartial.
5. Le biais des coûts irrécupérables (Sunk Cost Fallacy)
Lorsque beaucoup de temps ou de ressources ont été investis dans un concept, il devient difficile de l’abandonner. Pourtant, cette persévérance peut desservir la qualité globale.
Stratégie de dépassement
Gardez à l’esprit que votre objectif est de concevoir le meilleur logo. Dès lors, offrez-vous la liberté de changer de voie si nécessaire. De plus, préférez une légère perte de temps à une solution qui nuira à la marque sur le long terme.
6. Le biais d’autorité
Les avis d’experts, de supérieurs hiérarchiques ou de figures reconnues dans le design exercent une influence considérable. Cependant, ils ne correspondent pas toujours aux besoins réels du projet.
Comment équilibrer ?
En premier lieu, encouragez un dialogue ouvert où chacun peut justifier ses choix. En outre, mettez en place un processus décisionnel clair, privilégiant les arguments rationnels, les retours utilisateurs et, si possible, des tests A/B.
7. Le biais d’aversion au risque
La peur de prendre des risques visuels ou de déplaire conduit parfois à des choix trop neutres. De plus, cette frilosité empêche de se démarquer et de créer une identité réellement mémorable.
Comment le surmonter ?
Osez expérimenter, au moins lors des premières phases. Ensuite, présentez des alternatives plus audacieuses, testez-les sur un échantillon restreint et mesurez leur impact. Ainsi, une prise de risque maîtrisée permet de révéler un style distinctif.
Conclusion : vers une démarche de création plus éclairée
En définitive, les biais cognitifs sont inévitables, mais en prendre conscience permet de limiter leur influence. Par conséquent, diversifiez vos inspirations, remettez régulièrement en question vos choix et impliquez des parties prenantes variées dans le processus. De ce fait, vous optimiserez la pertinence, la singularité et la durabilité de vos logos.
En somme, prendre du recul sur nos propres biais ne constitue pas seulement un gage de qualité. En réalité, c’est aussi une opportunité de faire émerger des solutions créatives innovantes, parfaitement adaptées à l’identité de la marque.
Pour aller plus loin
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